E.R. LOMBERTIE : Bientôt dentiste ?

Une nouvelle fois par le biais de la presse locale, notre « bienveillant » maire de Limoges fait passer ses employés pour des fainéants.

 

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Le roi de la carabistouille a encore frappé !

En effet, l’édile de Limoges précise dans les colonnes du « Populaire  du Centre » que ceux-ci font 35h par semaine en 40 semaines par an, ce qui laisse à penser à nos concitoyens que  les fonctionnaires territoriaux de la Ville ont douze semaines de congés par an… Ils auraient 50 jours de congés par an et ils les traites de jusqu’au-boutistes en voulant travailler le moins possible. Enfin Le maire taxe les employés d’idiots en rappelant que les impôts des citoyens paient leurs salaires »

Tout ceci est bien entendu faux et nous l’affirmons haut et fort : Le psychiatre a raté sa vocation : Il aurait dû être dentiste, car il ment comme un arracheur de dents !!

Si, sur le dernier point déclaré ci-dessus il n’a pas tort, le maire oublie que bon nombre des employés de la Ville travaillent à Limoges, mais y habitent aussi ! En conséquence, 52% de leurs impôts locaux servent à payer leur propre salaire !! A moins d’encourager ces derniers à fuir la pression fiscale limougeaude pour s’installer dans la campagne avoisinante, M.Lombertie commet là une première « bévue ».

Sur les jours de congés annuels, il faut être transparent et nous n’avons aucune honte à vous dévoiler publiquement ceux-ci :

Sur la base de 35H par semaine:

  • 29 jours de congés annuels. ( 5 X 5 fois la durée légale du travail  + 4 jours négociés en échange de RTT en 2001).
  • 2 jours de fractionnement. Ces jours, prévus par la loi, imposent au salarié de prendre au maximum 19 jours de congés dans la période allant du 1er juin au 30 septembre dite période d’Été. N.B : le maire souhaiterait étendre cette période du 1er mai au 31 octobre…
  • 3 jours d’assiduité ( l’agent perd un jour en 1 et 7 jours d’absence/an, 2 entre 8 et 14 jours et la totalité au delà !).
  • Enfin, jusqu’à l’arrivée du nouveau maire, les agents bénéficiaient entre 3 et 5 jours exceptionnels accordés par la municipalité, en fonction notamment des ponts ! Ces jours ont été ramenés à 2 l’an passé et seront supprimés dès cette année.

Si l’on fait le calcul d’un agent qui n’a pas été malade en 2014 et qui n’a pas pris plus de 4 semaines de congés pendant la période estivale, on peut constater que le nombre total de jours maximum de congés est de … 34 !! Bien loin (plus de 3 semaines)  des 50 affichés par le maire de Limoges…

Le calcul qui était simple: 34 jours de congés représentent 6.8 semaines par an il reste donc 52 – 6.8 = 45.2 semaines de travaillées et non 40 comme le stipule M. Lombertie.

Soit 45.2  s x 35 h = 1582 H et non entre 1510 et 1530 heures  comme annoncées….

Alors, pour avoisiner le chiffre annoncé on nous rajoute 8 jours fériés. et les 104 jours de weekend !

Le calcul de l’administration: 34 + 8 + 104 = 148 jours de repos pour 2016

366 – 148 = 218.   218 x 7 = 1526

Nous rappelons ici que les 1607 h sont un plafond au delà duquel toute heure effectuée doit être considérée comme heure supplémentaire.

Nous rappelons également que l’employeur peu (nous disons doit) tenir compte des spécificités de chaque emploi pour  appliquer ou non ce plafond. (travail en équipe, travail de nuit, sujétions particulières, pénibilité, etc.) ce que semble omettre notre patron. Lui qui souhaite que Limoges soit ville témoin pour le bien être au travail… C’est bien mal engagé !!

Enfin quelle entreprise privée ou publique de la taille de la Ville de Limoges ( 2500  employés ) ou même plus petite fait travailler ses salariés ou ouvriers 1607H par an ? Pas la peine de réfléchir ! A part dans certaines TPE, où les ouvriers, dirigés par des patrons voyous, sont corvéables à merci, AUCUNE !! vous ne nous croyez pas? Faites vous même le calcul pour la vôtre !

Ah si pardon ! il y a un endroit ou le plafond est même largement dépassé : dans la fonction publique hospitalière, d’où vient notre patron (tiens ! c’est bizarre…)  et où l’on doit maintenant payer des centaines d’heures de récupération aux salariés dévoués, mais jusqu’à quand, car épuisés.

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