N’est sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Il n’y aura pas d’intersyndicale à 4 !

Malgré le vote unanime (- 1 abstention) hier de l’assemblée Générale extraordinaire demandant à l’ensemble des 4 organisations syndicales de la Ville de défendre les 29 jours de congés acquis depuis plus de trente ans, malgré les votes favorables sur la prime de 240 € bruts et sur les efforts du personnel de négocier les jours du maire et les congés d’assiduité, Les syndicats FO et UNSA n’ont pas souhaité porter la parole des agents aujourd’hui devant l’administration, laissant seules la CGT et la FSU défendre les décisions prises hier par l’AG.

Prétextant (à tort nous semble-t-il )  qu’ils n’avaient pas voté ces décisions avec l’assemblée générale, FO et l’UNSA ont maintenu « leurs » propositions initiales qui avaient été retenues par le maire.

FO a affirmé devant les autres syndicats que sa base de syndiqués avait été consultée et que ceux-ci lui auraient donné quitus pour porter ces revendications devant le maire. visiblement, les adhérents de FO qui étaient présents à l’AG, ne connaissaient que la partie visible de l’iceberg, l’autre partie, celle des compensations offertes à la municipalité, ayant été soigneusement éludée par les responsables de l’organisation syndicale pour mieux faire accepter le projet…

Le Directeur Général Adjoint a contesté la représentativité de l’AG organisée par la CGT et la FSU au motif qu’il n’y avait qu’un peu plus de 100 personnes à celle-ci.

La FSU a répondu que, pour que la représentativité d’une AG soit représentative, il faut que la moitié du personnel soit présent à cette réunion, soit 1250 personnes pour la Ville, et qu’aucune réunion organisée par un syndicat jusqu’à présent n’a réuni ce nombre, y compris lors de l’appel à la grève de FO sur le parvis de l’hôtel de ville où 300 personnes (y compris des retraités …) étaient présentes. De plus, sauf à réserver le palais des sports ou le Zénith, nous ne voyons pas quelle salle pourrait accueillir autant de monde…

Bref ! La FSU et la CGT ont tenu leur promesse : Les deux organisations syndicales ont proposé à l’administration  de laisser à la disposition des agents les 29 jours de Congés Annuels en échange des 4 jours du maire et des 3 assiduités.

Cette négociation, validée par les agents présents à l’AG est favorable à la municipalité car l’effort consentit par les agents est de 7 jours supprimés et permettrait ainsi à la collectivité de limiter l’augmentation de la masse salariale, comme le souhaite le maire.

Elle n’est, pour autant, pas négative pour les salariés de la Ville car il vaut mieux, par les temps qui courent, avoir des congés que des RTT. On n’a de cesse d’entendre les hommes ou les femmes politiques de Gauche comme de Droite qu’il faut, sans tarder, s’attaquer au problème des 35H.

Or si par malheur, les accords sur les 35H étaient abrogés, c’est l’ensemble des RTT qui sauteraient avec; soit aujourd’hui 10 jours de congés « supplémentaires » et 14 si l’accord signé par FO et UNSA dans le cadre de la mise en place des 1607H est entériné. Un fantastique bon en arrière que la FSU n’est pas prête à  accepter.

C’est pourquoi la FSU a aussi proposé aujourd’hui à l’administration l’abandon pur et simple du projet du maire de Limoges sur l’application des 1607H à la Ville. Les 4 jours du maire supprimés aux agents sur deux ans permettent, à terme, une économie de 10 000 journées de travail par an soit, au bas mot, plus d’un million d’euros d’économie sur la masse salariale. De quoi renflouer les caisses sans que le personnel ne soit lésé par la suppression de congés… 

Nous avons aussi demandé des explications concernant la prime de 240 € et le DGA nous a affirmé n’avoir aucune autre piste pour augmenter le pouvoir d’achat des agents légalement.

La FSU, dans l’hypothèse probable du maintien du projet et afin de s’assurer de la pérennisation de cette prime, lui a fait part de l’existence de parts d’IAT (Indemnité d’Administration et de Technicité) qui peut être versée à l’ensemble du personnel de catégorie C et certains collègues de la catégorie B (jusqu’à l’indice brut 380). La collectivité a le choix de verser de 1 à 8 parts du montant forfaitaire. Le montant d’une part d’IAT varie en fonction du grade et de l’échelon: de 449 à 706 € bruts/an.

C’est ce qui a été mis en place pour les collègues du Conseil Général de la Haute-Vienne et de la Région il y a déjà de nombreuses années et qui satisfait l’ensemble des partenaires sociaux…

Le Directeur Général Adjoint s’est engagé à transmettre les propositions de la CGT et de la FSU au maire de Limoges.

De leur côté, les deux OS ont prévu de se retrouver dès lundi pour demander par écrit à rencontrer rapidement le premier magistrat de la Ville.

Le prochain rendez-vous prévu par la mairie avec l’ensemble des syndicats a été fixé le 1er mars lors de la réunion préparatoire du Comité Technique.

Celui-ci se déroulera le 7 mars et verra ce dossier des 1607H débattu et voté par les représentants du personnel.

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