Temps de travail : il n’est pas trop tard !

 

Temps de travail à la Ville :

Tous en grève le 3 mars !

Rassemblement sur le parvis de l’hôtel de ville

à partir de 15 heures !

14 janvier : Lors de la présentation de ses vœux au personnel, le maire annonce sa volonté d’optimiser le temps de travail de l’ensemble des agents en les faisant travailler 1607H/an. Il précise que, soit le personnel accepte cette option, soit il envisagera de supprimer des postes et il gèlera l’avancée du déroulement de carrière des agents.

15 janvier : la direction générale précise aux organisations syndicales le plan prévu par le maire, en précisant que la décision du maire est motivée par la maîtrise de l’évolution de la masse salariale à 2,2% au lieu de 2,8% soit une économie de 8 000 heures de travail ou 2 millions d’euros ou encore de 58 équivalents temps plein.

La CGT et la FSU refusent toute négociation avant d’avoir consulté l’ensemble des agents de la collectivité. Elles se prononcent néanmoins contre toute atteinte directe aux congés des agents, précisant que le désengagement de l’État ou les décisions politiques du maire ne doivent pas être supportés par le personnel.

22 janvier : La FSU organise une assemblée générale dans l’amphithéâtre Blanqui à laquelle se joint la CGT. C’est le début de l’intersyndicale CGT-FSU.

2 février : Les syndicats FO et UNSA et le maire annoncent ensemble, à l’issue d’un rassemblement de 200 ou 300 personnes sur le parvis de l’hôtel de ville, qu’un accord a été trouvé dans le cadre fixé par la municipalité.

3, 4, 8 et 9 février : l’intersyndicale CGT-FSU continue la consultation du personnel dans tous les quartiers de Limoges, permettant à l’ensemble des agents de connaître précisément le projet de la municipalité et l’accord passé entre les syndicats UNSA et FO et le maire.

11 février : A la demande des agents, l’intersyndicale CGT-FSU invite l’UNSA et FO à participer à l’assemblée générale extraordinaire qu’elle organise pour tout le personnel municipal, salle J.P.Timbaud. Il ressort de cette AG que l’ensemble des syndicats devront coûte que coûte défendre les 29 jours de congés annuels dont dispose le personnel.

12 février : Les syndicats sont de nouveau réunis par l’administration pour discuter du protocole de mise en place du nouveau règlement sur le temps de travail à la Ville. C’est l’occasion pour la CGT et la FSU de faire entendre à la mairie les revendications du personnel à savoir (entre autres) :

  • Maintien des 29 jours de Congés Annuels
  • Instauration d’une Indemnité d’Administration et de Technicité (IAT) d’un montant allant de 449 à 706€ bruts par an
  • Participation de l’employeur au volet santé (mutuelles) de chaque agent
  • Prise en charge des frais d’admission des personnels qui déjeunent au restaurant municipal
  • Réservation de places de stationnement gratuites pour les personnels travaillant en ville
  • Maintien de la plage estivale du 1er juin au 30 septembre pour les 2 jours de fractionnement.

CFECGC-7fb8f

L’assemblée générale extraordinaire entérine certains points arrêtés entre le maire, l’UNSA et FO :

 

  • Prime conditionnelle de 240 € bruts par an pour tous les agents
  • Participation de la municipalité sur la partie prévoyance-santé à hauteur de 5 €/mois et par agent.
  • Possibilité de grouper et de prendre des jours de RTT pendant la période estivale.

12 février (suite) : A la fin de la réunion, les syndicats UNSA et FO décident de reprendre leur liberté et annoncent qu’ils défendront exclusivement ce qui a été convenu avec le maire. Les accords verbaux pris la veille lors des votes de l’Assemblée Générale Extraordinaire, réunissant les 4 organisations syndicales ne seront finalement défendus que par la CGT et la FSU.

 

Et maintenant ?

 

La décision finale sur ce dossier appartient au Conseil Municipal après avis du Comité Technique.

Le maire, dans ces deux instances détient la majorité des voix.

Il est donc indispensable de rester mobilisés si nous ne voulons pas voir l’accord ARTT de 2001 jeté à la poubelle, sur fond de libéralisme et de populisme.

Les différents courants politiques ne cessent d’attaquer les 35 heures et les accords qui en découlent.

En cas de suppression de la loi sur les 35 heures, les 15 jours RTT de l’accord UNSA-FO-Municipalité disparaitraient.

Nous n’aurions plus que les congés annuels (25 jours) et les deux jours éventuels de fractionnement.

Il est donc essentiel de nous rassembler en dehors de toute appréciation partisane pour sauver nos 29 jours de congés annuels, car ils ne peuvent être comparés à des jours de RTT.

L’avenir nous appartient ! Mobilisons-nous !

Le 3 mars 2016, de 15 heures à 17 heures, il sera temps de démontrer au maire de Limoges la volonté sans faille de l’ensemble du personnel à défendre les jours de congés au travers du maintien de l’accord ARTT de 2001.

Un préavis couvrant la journée a été déposé conjointement par la FSU et la CGT.

Rappel sur l’exercice du droit de grève :

Même si une ou plusieurs organisations syndicales représentatives déposent un préavis de grève de 24 heures, les agents, seuls maîtres de leur temps de grève et donc de leur temps de travail, ont le choix se suivre tout ou partie du préavis légalement déposé.

La grève peut donc être suivie 1H, 2H, … jusqu’à la journée complète de travail.

Si la loi n’interdit pas les services de la Ville à demander aux agents à l’avance s’ils seront grévistes ou pas, il n’existe aucune obligation de réponse à ces questionnements ! Chaque agent a le droit de décider, à la dernière minute, s’il participera ou non au mouvement de protestation organisé par les syndicats.

Ainsi, comme malheureusement cela existe dans certains services de l’Enfance, le fait d’imposer une réponse plusieurs jours avant le début du mouvement, sur la participation éventuelle des agents à un débrayage pourrait être considéré comme un obstacle au droit de grève.

NOUS COMPTONS SUR VOUS !!

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