Macron et les fonctionnaires : Jupiter est_il dans la lune ?!

Mesures salariales pour les fonctionnaires :
inacceptable pour la FSU !

Après la forte journée d’action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique en octobre dernier, le boycott d’une séance du Conseil Commun de la Fonction publique (CCFP) devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d’un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l’ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017.

En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, la remise en cause des accords locaux concernant le temps de travail, les attaques menées contre le CNFPT et ses agents et en corolaire contre la formation des agents territoriaux, le maintien de la baisse de la cotisation formation continue, la suppression de milliers de contrats aidés, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents représentant 20% de l’emploi en France !

Résultat de recherche d'images pour "dessin pere noel macron"

A cela s’ajoute les 120 000 emplois supprimés d’ici 2022 dans la fonction Publique dont 70 000 territoriaux !!

C’est totalement injuste pour les agents, et c’est totalement inefficace pour une Fonction publique de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. C’est d’autant plus inquiétant dans la FPT où le salaire médian est le plus faible y compris inférieur au secteur privé. La continuelle dégradation de la situation sociale est due aux politiques libérales menées en France et en Europe depuis plusieurs années.
Le projet de budget 2018 ne vient que conforter ce constat. Les attaques incessantes contre les droits, les acquis sociaux, les Statuts, le Code du travail et les services publics, notamment territoriaux, participent de cette logique. Les principes qui fondent les garanties collectives y sont gravement remis en cause.
Les salaires stagnent, le pouvoir d’achat, les droits sociaux et les services publics régressent, le chômage augmente. Les déclarations et annonces gouvernementales effectuées lors de la Conférence nationale des territoires le 17 juillet dernier ont confirmé nos craintes d’une régression sociale sans précédent pour la Fonction publique, ses services et ses agents, soutenue par la même idéologie qui consiste en une politique austéritaire dont les personnels servent immanquablement de variable d’ajustement. Sans parler des 13 milliards d’économie supplémentaires que les collectivités locales vont devoir faire à l’issue de ce quinquennat…
Alors ? Que faire ?

L’union des forces syndicales, celles du syndicalisme de lutte et de transformation sociale et les autres si elles sont prêtes à la bagarre, reste essentielle pour défendre le modèle social de notre pays.

Avec l’apport de tous les acteurs et actrices du mouvement social qui s’engageront en ce sens. Parce qu’il y a urgence à bloquer les projets de ce gouvernement qui utilise la méthode du rouleau compresseur pour faire passer ses projets anti-sociaux. Bon nombre sont déjà annoncés comme l’augmentation de la CSG qui à terme amènera à une réforme de l’assurance chômage, une énième réforme des retraites pleine de dangers, une remise en cause généralisée de la protection sociale.

Le gouvernement ne s’est pas encore découvert et multiplie les «concertations sans contenu avec les organisations syndicales.

 

Depuis les années 1980, on ne compte plus les tentatives pour affaiblir la loi et les conventions collectives. Le projet de fond est radical et la tactique consiste à « multiplier les enfers » pour que certains d’entre eux puissent se concrétiser. Des choses pensées comme improbables deviennent possibles, il est ainsi prévu que le champ des ordonnances s’étende à la santé :les règles de santé publique seraient laissées entre les mains des négociateurs d’accords d’entreprise
!
C’est pourquoi nous avons fortement soutenu l’initiative Fonction publique, où le rôle de la FSU a été primordial dans la réussite de l’appel du 10 octobre dernier.
Même s’il y a donc des appels différents, on voit cependant bien la nécessité de montrer la cohérence des attaques contre le secteur privé et le secteur public et la nécessité de lier ces luttes car les attaques contre la FPT font partie d’une attaque généralisée contre les acquis sociaux, d’une politique libérale globale qui touche aussi les salarié-es du public et du privé. Les organisations syndicales ont une responsabilité particulière à ce niveau-là pour en construire la complémentarité.
Compensation de la hausse de la CSG : le compte n’y est pas !

A l’issue de la nouvelle réunion de concertation du 26 septembre initiée par Bercy la FSU a compris que les agents vont subir à terme une perte de pouvoir d’achat. la mise en place d’une indemnité en complément de la suppression pour les
agents qui y sont assujettis de la contribution exceptionnelle de solidarité de 1% et des cotisations maladie et chômage.
Il a été confirmé que l’indemnité envisagée pour compenser la hausse de la CSG ne serait versée qu’aux agents en fonction au 31 décembre 2017, ceux recrutés après cette date n’y ayant donc pas droit.
Cette décision est injuste et ainsi le gouvernement cherche à « baisser les salaires des agents publics».
.Darmanin déçoit les fonctionnaires
Autre gros souci : l’indemnité, calculée sur la base du traitement 2017, serait figée. En cas d’évolution de la rémunération, elle ne serait pas réévaluée quand les prélèvements relevant de la CSG augmenteraient. L’indemnité sera versée obligatoirement aux agents titulaires et contractuels des trois versants de la Fonction publique.
L’assiette de calcul de l’indemnité inclurait tous les éléments de rémunération des agents soumis à CSG (donc des éléments comme les indemnités pour travaux ou heures supplémentaires et le supplément familial de traitement), à l’exception des rémunérations non liées à l’activité principale (activités accessoires).

A noter au passage que la rémunération de référence reste à définir: il n’a pas été décidé si l’on retiendra la rémunération annuelle ou mensuelle.

partager:

Commentaires fermés.