Bonne année et… Mauvaise paye 2018 !

Les années se suivent et se ressemblent. Ce vieil adage est malheureusement encore de mise pour les fonctionnaires et notamment les territoriaux. Si certains se sont un peu trop vite réjouis d’un changement de politique en mai 2017, la réalité du terrain ramène à plus de retenue aujourd’hui.

Pour rappel, les fonctionnaires vont réellement subir la hausse de la CSG, au contraire des salariés du privé pour qui la réforme est favorable. Pourtant, dans son programme présidentiel, Emmanuel Macron avait promis qu’”une mesure équivalente dégagera également du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires”. Promesse non tenue puisque l’exécutif a finalement décidé de simplement compenser la hausse de la CSG pour les agents publics. Une première mesure en ce sens a été incluse dans le projet de loi de finances pour 2018, à savoir la suppression de la “contribution exceptionnelle de solidarité. Mais celle-ci n’étant que de 1% et ne concernent pas tous les fonctionnaires. Le ministère de l’action et des comptes publics  (eh oui ! il n’y a plus de ministère de la fonction publique, ce qui prouve le grand intérêt porté aux 5 millions de salariés du public…) a finalement opté pour une “indemnité compensatrice”, censée compenser la perte au centime près, pour tous les fonctionnaires.

Mais celle-ci comporte plusieurs lacunes. D’une part, elle sera calculée, dans un premier temps, sur le revenu engrangé en 2017, avant d’être éventuellement revalorisée en 2019 selon les vraies sommes touchées en 2018. En cas de hausse de salaire entre 2017 et 2018, les fonctionnaires recevront donc moins qu’ils auraient dû, pendant un an, avant de se faire régler la différence. Mais à partir de 2019, le montant de l’indemnité restera fixe dans le temps. En clair, en cas de nouvelle hausse des traitements, cette prime ne compensera plus totalement la hausse de la CSG…

Pour ne rien arranger, les cotisations sociales des fonctionnaires vont augmenter en 2018. La réforme des retraites de 2010 a en effet acté une hausse progressive des cotisations retraite des agents du public. Celle-ci est de 0,27%… Ce qui réduit donc la rémunération nette des fonctionnaires. Et c’est sans compter le gel du point d’indice pour 2018 tandis que la réforme visant refondre les grilles salariales (PPCR), a été mise en pause jusqu’en 2019. Sans même parler de la réinstauration du jour de carence, en cas d’arrêt maladie.

La FSU ne peut donc se satisfaire de ces nouvelles mesures. Elle ne se satisfait pas plus de l’annonce faite par la municipalité de Limoges d’une baisse du budget de fonctionnement, comprenant en grande partie les salaires, de 0,5% !

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